
Profiter de la vie — au fil des plantes et des saisons
Mon jardin est niché à Yerres, dans l'Essonne, à quelques minutes à pied de la gare RER D. Ce jardin privé de près de 500 m² abrite l'une des collections végétales les plus denses d'Île-de-France.
Une densité qui dit beaucoup de l'attachement qui se cache derrière chaque étiquette : mon jardin d'environ 500 m² compte plus de 300 variétés, là où le parc Caillebotte à Yerres en compte environ 220, sur une surface de 65 000 m².
Mon jardin se veut comme une succession de pièces dans une maison — une interprétation des chambres vertes : des ambiances et des usages différents, mais un fil conducteur qui traverse chaque espace.
On y trouve un bassin baroque d'inspiration italienne, où le mascaron crachant l'eau n'est autre que celui que l'on peut admirer au parc de Sceaux — une œuvre de Rodin. Une serre en acier y joue plusieurs rôles : atelier de boutures et de semis généreusement offerts aux amis de passage, salon abrité quand les températures fraîchissent, et refuge hivernal pour les plantes en voie d'acclimatation.
Les allées de dalles soulignent les axes du jardin ; la ferronnerie ouvragée — portillon, grilles, tonnelles — et les vases Médicis (souvenir d'un séjour à la Villa Médicis de Rome) ponctuent chaque espace de leur présence discrète, voire cachée mais affirmée.
Plus de 300 espèces référencées pour ce demi-siècle d'existence en 2026, toutes étiquetées sur ardoise (ou presque...) avec leur nom latin calligraphié. Des raretés comme Anigozanthos flavidus, Gunnera manicata, Brunfelsia uniflora ou Mandragora officinarum côtoient des vivaces, graminées, arbustes et arbres de collectionneurs — dans un jardin paysager voulu cohérent, et pas seulement collectionneur.
Il offre plusieurs lectures : une lecture esthétique et graphique, capable de séduire douze mois sur douze ; une lecture botanique, pour découvrir des plantes hors du commun glanées dans les fêtes des plantes ; et une lecture plus symbolique et intime.
Cultivé sans pesticides depuis 1976, ce jardin est devenu un véritable refuge de biodiversité. Il n'est pas rare d'y croiser un hérisson au crépuscule, ou d'y entendre plusieurs espèces d'oiseaux — dont certains viennent y nicher, attirés par cette densité végétale qui leur offre abri et nourriture. Le jardin évolue au fil des saisons, des découvertes et des acquisitions en pépinières spécialisées.




Plan d'implantation complet · zoomez et déplacez-vous pour explorer chaque massif
Chaque plante du jardin est repérée sur le plan par un petit code. Retrouvez ici sa correspondance : nom latin et emplacement sur la grille (colonne-ligne).
| Code | Nom latin | Emplacement |
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60 photos · Toutes les ambiances du jardin au fil des saisons
Floraisons, nouveautés botaniques, coulisses de la collection et instants de nature pure à Yerres — un jardin vivant qui se raconte en images.
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